
Malgré une arrivée un peu difficile à Mada, notre séjour prend de belles formes. Au programme, se rhabiller, passer a la pharmacie pour récupérer des médocs contre le palu (les notre sont dans notre sac resté probablement à Johannesburg), visiter la Ville d’Antananarivo (Tana) aller se présenter à l’Association qui nous accueille (CDA) et enfin partir pour le Nord de l’île dans la ville de Diego-Suarez.
La ville de Tana est formée principalement sur huit collines offrant des vues incroyables. Bien que se soit une ville beaucoup plus pauvre que Nairobi (Kenya), elle est beaucoup plus propre, aérée, mois polluée. Elle est faite de petites rues très agréables pour s’y promener et faire nos achats. Les vêtements sont très peu cher, c’est le paradis pour Ana sauf que les tailles sont petites (les malgaches de Tana sont petits).
Nous nous rendons au CDA. Nous sommes reçus par l’un des responsables de l’association, il nous présente leurs actions (Médecine, garderie, soins dentaires, scolarisation, ébénisterie, mécanique et réhabilitation). Nous fixons notre date de commencement et de fin. Nous débuterons le lundi 20 août à 7H30. Cette association se trouve à 10 min en voiture de chez Mélody, il faudra soit y aller en bus soit a vélo si les connections sont trop mauvaises.
Après deux jours à Tana, nous partons à 5H du mat pour Diégo la ville la plus au nord de l’île à 1000 KM d’ici et deux jours de route.
La route commence par de la montagne, nous découvrons des paysages très vallonnés et de multiples villages. On se demande comment vivent ces gens, il n’y a strictement rien, ni élevage malgré des étendues vierges à perte de vue ni agriculture. Apres six heures de route de montagne en direction de la côte ouest, (Il n’y a que quatre routes goudronnées partant de Tana, une vers l’est, une vers le sud, une vers l’ouest et la dernière part de la côte ouest en longeant la côte vers le nord) nous arrivons à la bifurcation vers le nord. Ce point devait être une escale, mais nous décidons de tout faire d’une traite, (selon les estimations du chauffeur, il nous reste 7H de route). Après 7H de route, nous nous arrêtons pour manger et nous restera (selon les estimations du chauffeur 2H de route. Nous voyons le temps passé, nous perdons patience, nous sommes totalement engourdis et après ces 2H de route, il nous en reste encore 2H et après ces deux Heures qui en réalité sont plutôt trois, nous n’avons plus assez de carburant pour arriver. Il est 2h du matin tout est fermé, il n’y a plus de lumière (le gouvernement par souci d’économie coupe l’électricité dans les campagnes environs deux heures après la tombée de la nuit). Nous cherchons un hôtel, mais ils sont tous complets ou fermés. Dans un dernier espoir, nous frappons à la porte du dernier Hôtel de la ville, heureusement il a deux chambres libres. Ce sont uniquement des chambres car les sanitaires sont insupportables, il ne fallait pas être malade cette nuit là (niveau santé, à notre grand étonnement mais tant mieux ; tout va pour le mieux !!!).
Suite à un réveil douloureux du à un malgache qui plantait des clous juste de l’autre coté du mur (nous dormions au rez-de-chaussée) pour confectionner je ne sais quoi ; Nous repartons et enfin arrivons après trois bonnes heures.
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